[Etude] Quels impacts de la 1ère vague de la crise sanitaire sur le climat social ?

Le Groupe Cegos a dévoilé les résultats de son baromètre « Climat social – 1ère vague de la crise sanitaire : quels impacts sur le climat social dans les organisations de travail ? »

Pour cette édition 2020, 1520 personnes ont été interrogées en France en juillet (1000 salariés, 300 managers et 220 Directeurs ou Responsables des Ressources Humaines), dans des organisations de 100 collaborateurs ou plus, au sein des secteurs public et privé.

Voici les principaux enseignements de cette étude.

ORGANISATION ET CONDITIONS DE TRAVAIL : UNE RESILIENCE CERTAINE DES ENTREPRISES ET DES EQUIPES

– 82% des collaborateurs (80% des salariés, 88% des managers) se disent globalement satisfaits de la façon dont leur entreprise a géré la première vague de la crise sanitaire.
– 78% des collaborateurs (76% des salariés, 82% des managers) aimeraient que leur organisation développe davantage le télétravail à l’avenir…
– … même si 70% d’entre eux reconnaissent que les moments de rencontres, de convivialité et d’échanges avec leurs collègues leur ont manqué.

MOTIVATION, IMPLICATION ET INVESTISSEMENT AU TRAVAIL : LA 1ERE VAGUE DE LA CRISE N’A PAS ENTAME L’ENGAGEMENT DES COLLABORATEURS

– Pour 67% des collaborateurs, le travail est toujours considéré comme une source d’épanouissement personnel avant d’être une source de contraintes.
– Pour 60% des collaborateurs, la crise sanitaire n’a pas eu d’impact sur leur motivation professionnelle.
– Le niveau déclaré d’investissement et d’implication dans le travail au quotidien est fort, tant chez les salariés (qui l’évaluent à 7,3/10), que chez les managers (8/10).

QUALITE DE VIE AU TRAVAIL : LA CRISE A PESE SUR LE NIVEAU DE STRESS DES COLLABORATEURS ET LES RISQUES PSYCHO-SOCIAUX RESTENT UN ENJEU POUR LES DIRECTIONS RH

– Pour 48% des collaborateurs, la première vague de la crise a amplifié leur niveau de stress.
– Pour 66% des collaborateurs (+10 pts vs 2018) et 68% des managers, ce niveau de stress a un impact négatif sur leur santé.
– La quasi-totalité des managers (98%) se disent attentifs au bien-être au travail de leurs équipes, même si les actions de prévention des Risques Psycho-Sociaux (RPS) ne sont pas encore massivement déployées.

RELATIONS MANAGERIALES : LA RELATION DE CONFIANCE ENTRE SALARIES ET MANAGERS NE SEMBLE PAS AVOIR ETE ENTAMEE PAR LA CRISE DU PRINTEMPS

– 78% des salariés et 74% des managers considèrent que la crise n’a pas modifié la qualité de leurs relations avec leur manager.
– Pour 4 managers sur 10, il est plus difficile de manager aujourd’hui qu’avant.
– 73% des collaborateurs (72% des salariés et 80% des managers) gardent confiance dans l’avenir de leur entreprise/organisation.

Annick Allégret, membre du Directoire du Groupe Cegos, commente cette édition 2020 :
« Au moment où cette enquête a été menée, en juillet dernier, les esprits restaient positifs, avec l’espoir que la rentrée serait plus sereine. Il y a lieu d’attendre pour voir si cette résilience va persister ou si elle aura été mise à mal par la 2ème vague et les conséquences sociales de la pandémie.

Pour autant, ce baromètre 2020 est d’ores et déjà très éclairant pour l’avenir, d’abord parce que cette crise amplifie des tendances qui étaient déjà à l’œuvre auparavant… et aussi car il donne quelques clés aux organisations pour accompagner leurs équipes :

Les entreprises doivent d’abord accélérer le développement des compétences liées aux nouvelles modalités de travail : coexistence des temps de travail (télétravail et présentiel), collaboration à distance, cohésion d’équipe, prévention des risques psycho-sociaux (risque d’isolement notamment).

Et puis dans ce contexte, le développement des compétences managériales apparaît d’autant plus indispensable, puisque les managers continuent de faire face à des enjeux multiples et sont en première ligne pour accompagner leurs équipes et développer leur autonomie.

Finalement, la résilience dont les entreprises et leurs collaborateurs ont fait preuve face à première vague de la crise témoigne d’un point fondamental : dans un contexte difficile et mouvant, les organisations qui s’en sortent le mieux sont celles qui peuvent jouer d’agilité, qui acceptent de tester de nouvelles modalités de travail et laissent l’autonomie nécessaire à leurs équipes pour mettre en place de nouvelles pratiques. Cette souplesse et cette confiance réciproque (de l’organisation dans ses équipes et des équipes envers leur organisation) sont de puissants leviers de motivation, d’engagement et donc de performance, cruciaux pour la suite ».

Découvrez les résultats complets.

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